FELENZI
Antonella Innocenzi Felzines




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Antonella Innocenzi Felzines, dit
Felenzi, est née à Avezzano, dans les Abruzzes, en Italie. Elle habite depuis 1984 dans le Sud Ouest de la France, à Faycelles.

Depuis 1990, elle a glané peu à peu récompenses et reconnaissance dans divers salons nationaux et internationaux.

Elle s'est installée en 2000 dans un atelier ouvert au public où elle dispense régulièrement des cours de dessin et organise périodiquement des stages de peinture.




"Antonella Innocenzi Felzines s’exprime dans un langage oscillant entre une peinture de facture classique, expressionniste ou réaliste, en fonction de ses sujets.

En reproduisant la réalité qu’elle observe, son œil choisit le détail.
En s’arrêtant sur le point de vue, elle travaille en photographe. Comme dans un cliché, sa peinture est une affaire de cadrage. Ce qui semble intéresser l’artiste par-dessus tout, c’est le reflet.

D’un paysage, elle retient toujours ce qui lui permet de reproduire le miroitement. Le ciel réfléchit son étendue lumineuse et métallique sur la surface calme du lac. Comme les romantiques, l’artiste exprime à travers la nature, son état d’âme.

Mélancoliques, ses paysages sont doux et silencieux. Elle choisit l’instant où la nature arrête son frémissement, avant que la nuit ne tombe, que les contours ne disparaissent et que le spectacle naturel ne devienne un monochrome. Aucun mouvement ne vient déranger l’atmosphère un peu irréelle qui s’en dégage.

Évoquant le feuillage au moment où l’automne jette sa touche érosive sur la grande nature, les bruns se mélangent aux verts frémissants. Le cours d’eau est toujours là servant de miroir à leurs métamorphoses, Reflet, la plus cézanienne de ses toiles évoque le commencement du cubisme.
D’autres paysages traduisent l’inquiétude. Le geste devient nerveux, les traits expressifs se substituant aux branchages, la matière devient rugueuse, l’eau en renvoie les reflets. (Au fil de l’eau)

L’effet de miroir, on le retrouve aussi à propos de ses personnages. Certains cherchent le regard du spectateur, d’autres l’entraînent loin de chez lui.
Les personnages qu’elle brosse sont exotiques. Leurs peaux brunies comme l’automne, leurs yeux bridés et leur regard perçant, nous donnent envie de partir au bout du monde. C’est la- bas qu’elle les a cherchés. Ils apparaissent un par un dans ses toiles, comme des souvenirs.
La aussi l’influence de la photographie paraît évidente.
L’artiste aime détailler leurs costumes, leurs ports, l’expression de leur visage, la poésie d’un ailleurs. Ses antiques anges athlétiques sont différents.

Une autre de ses thématiques c’est les vieux bateaux qui rouillent dans le port.
À tant regarder les détails d’une corde enroulée sur un poteau d’amarrage, ou la coque décolorée d’un vieux bateau en bois, elle fini par peindre dans un style quasi hyperréaliste. (Rouille n° 5)
Mais quant elle cherche à peindre la rouille, ou le bateau pris dans les flots, c’est à la matière, à la pâte qu’elle s’intéresse, aux corrosions, au passage du temps.

Antonella Innocenzi Felzines fait découvrir au spectateur le monde d’un œil solitaire. Dans les endroits inhabités où elle nous promène, elle observe les changements imperceptibles de la lumière qui diminue, la rouille assaillant la feuille de l’arbre ou déposant sa couleur rubigineuse sur un vieux bateau. La poétique de son art porte en elle une touche de nostalgie et la beauté de l’arrière-saison."
                                                                               
 Ileana Cornea, Paris,  juillet 2012